Voici comment l'histoire de Heidi et le Reiki ou

« Comment je suis arrivée au Reiki et à partager les enseignements. »

Par Heidi Wyssbrod

En mai 1995 suite à neuf opérations et diverses situations douloureuses dans ma vie, entre autres la *perte de mes deux parents à 7 ans d’intervalle et d’autres personnes proche de moi*  j’ai été dirigée auprès d’un ostéopathe qui avait une très grande ouverture d’esprit.

Après quelques rencontres, il me demanda si je ne voudrais pas faire du Reiki. Hoho !!! Qu’est-ce que c’est que cela ? là je me dis : « Reiki…Heidi…ça sonne presque pareil, pourquoi pas! ». Il me proposa d’entrer en communication avec une de ses connaissances afin qu’elle m’explique ce qu’était le Reiki. J’ai tenté de rejoindre cette personne à plusieurs reprises, en vain. Je me suis dis que ce n’était pas pour moi et j’ ai lâché prise. Quelques mois auparavant, j’avais justement suivi un atelier avec Lise Bourbeau (Écoute ton corps) sur le lâcher-prise et s’abandonner. Ça m’a aidé :-)

Une semaine après par un pur hasard (le hasard c’est le nom que Dieu se donne dans son anonymat), j’entends à nouveau parler de Reiki. Danielle P. Tonossi donnait un cours de Reiki de niveau 1 à Lausanne en Suisse (les 6 et 7 mai 1995). J’ai téléphoné à Danielle.

et me suis inscrite.

J’étais décidée d’avancer pour aller vers un mieux-être. Je suivais des cours en homéopathie familiale, reprogrammation cellulaire, lito-thérapie, réflexologie, oligo-thérapie, flexochromie et radiesthésie. Toutes ces notions apprises depuis plus de trois ans m’intéressaient et m’aidaient dans ma vie de tous les jours. Le Reiki serait un outil de plus, une technique à appliquer sur moi-même. J’apprendrais à me donner du temps. Du temps juste pour moi Wow! En plus, je pourrais traiter mes enfants, ma famille et mes amis(es), une fois que j’aurais intégré le tout.

J’étais loin d’imaginer où tout cela me mènerait. Donc je me suis rendue sur place, je ne connaissais personne et c’était la première fois que je suivais un cours de ce genre. À mon arrivée, je me suis demandée si j’étais à la bonne place. Les anciens s’étreignaient les uns les autres pendant de longs moments. Leur langage ne m’était pas familier. Par contre les cours étaient plus terre à terre.  Bref,  Danielle, l’enseignante et Maître Reiki, était super. J’ai tout de suite aimé sa façon d’être. Très simple. Douce. Je me sentais à l’aise, Je m’abstenais de parler. J’étais là pour écouter et apprendre quelque chose dans le but de m’aider. Quoi ? je l’ignorais.

Danielle nous demanda de nous présenter et de dire en quelques mots ce qui nous avait incité à suivre le cours. Plus le moment où je devais parler avançait et plus mon cœur palpitait. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire? La vérité : j’y allais pour trouver un outil qui me permettrait de me sentir mieux dans mon corps physique et émotionnel (le spirituel ne faisant pas encore partie de mon vocabulaire).

Ouf! Mon tour passé, je pouvais à nouveau respirer normalement. Nous passâmes les deux journées à recevoir des enseignements et des initiations. Je me souviens qu’à un moment donné, lors d’une des initiations ma tête s’est tournée vers le ciel (comme si quelqu’un me la tournait), je vis et j’entendis mon papa me dire. « C’est bien ce que tu fais là Heidi », des larmes coulèrent sur mes joues. J’étais si heureuse. Ce message confirmait que je faisais la bonne chose pour moi.

Nous avons appris à nous faire un auto-traitement ainsi que des traitements à autrui. Je me sentais super bien la plupart du temps, mais je pleurais souvent – sans raison apparente. Je ne peux pas dire que je ressentais grand-chose... à part beaucoup d’amour de la part de certaines personnes, des habituées. À la fin Danielle nous demanda de partager ce que nous avions vécu : les deux personnes avant moi disaient, une avoir senti des picotements dans les mains, l’autre de la chaleur, lorsque ce fut mon tour, je dis que ça n’avait sûrement pas fonctionné pour moi, car je ne sentais rien de spécial. Danielle nous dit alors que c’était pas parce qu’il n’y avait pas de ressenti que cela ne fonctionnait pas.

Ok. J’étais donc prête à pratiquer. « On verra bien !» me suis-je dit. Elle nous demanda de nous faire des auto-traitements à tous les jours pour activer les processus et aussi de pratiquer avec une autre personne du groupe, une fois par semaine pendant 3 semaines. Ce fût pour moi une très belle expérience. Je remerciais ma bonne étoile pour avoir mis sur ma route ce Maître, également auteure de plusieurs livres sur le Reiki, les cristaux, les fleurs de Bach, les méditations guidées...

Les jours, les semaines, les mois passèrent, je traversai des hauts et des bas, mon corps physique me parlait sans cesse. Depuis des années, je ne savais pas ce que c’était de me lever le matin dans un état de bien-être et cette situation semblait perdurer. Malgré tout, je poursuivais mon chemin. J’avais la chance d’avoir deux beaux petits garçons et je souhaitais me sentir bien pour les voir grandir et les accompagner le plus longtemps possible. J’avais commencé mes premiers cours pour être autonome et aider mes enfants lorsqu’ils souffraient. Nous vivions à la ferme familiale de mon mari et malheureusement la joie n’était pas au rendez-vous bien souvent. Avec le recul, j’ai réalisé que c’est grâce à cela que j’ai fait les recherches qui m’ont permis de grandir de plus en plus et d’acquérir une grande sensation de mieux-être.

* Quand tout va bien, on ne cherche pas vraiment à changer *

Sept mois plus tard, à la mi-décembre, je me sentais prête à quérir plus d’informations et suivre mon niveau 2. Je devais me rendre à Sierre au Valais, une super belle région de la Suisse. C’était la première fois que je m’autorisais à quitter ma petite famille pour prendre une fin de semaine juste pour moi. Wow ! c’était tout un exploit. Mes auto-traitements de Reiki quotidiens y étaient pour quelque chose. :-)

Le jour avant mon départ, mon neveu qui aimait beaucoup recevoir des soins de Reiki, dû entrer à l’hôpital. Les médecins diagnostiquèrent une méningite. J’étais tiraillée entre le Reiki et la famille. Devrais-je poursuivre ma formation ou me rendre à l’hôpital?

 « Une petite voix me dit ,vas suivre ton cours.»

Je pris donc le train. Le voyage pour me rendre à Sierre dura environ deux heures. C’était un grand trajet. Arrivée sur place, je me sentais déjà plus à l’aise. Quelque chose que je ne pouvais définir avant changé en moi durant ces sept mois. Je me retrouvais avec un autre groupe et je devais refaire connaissance. Rebelote. Partage. Palpitations (légèrement moins fortes cette fois-ci  :-).  On allait nous enseigner à faire les soins à distance. Nous avons appris des symboles sacrés et les mantras correspondants. Oh là là !  Allais-je y arriver ? Nous devions les dessiner sur de grandes feuilles, nous en souvenir les brûler et les apprendre par cœur. *Heureusement une fois par mois, Danielle organisait des soirées de pratique et nous pouvions lui dessiner nos symboles et réciter les mantras, pour nous assurer de les savoir correctement *.

Danielle nous demanda si quelqu’un avait une demande spéciale afin d’expérimenter un soin à distance. Je lui fis part de l’histoire de mon neveu, elle parla alors à l’âme de mon neveu et dit que nous pouvions faire cela pour lui. Tout le groupe se concentra pour offrir un soin à distance à mon neveu en utilisant les symboles sacrés. Nous passâmes une superbe journée. J’étais plus dégourdie.  Le Reiki faisait son œuvre :-)

Le centre possédait plusieurs matelas. Nous pouvions dormir sur place. Après un bon souper dans un resto sympathique, je me suis couchée, mais la santé de mon neveu m’inquiétait. Je n’avais pas eu de ses nouvelles. Comme je n’arrivais pas à dormir, j’ai  dessiné les symboles et dit mantras pratiquement toute la nuit afin de les mémoriser et de transmettre du Reiki à mon cher neveu.

Le lendemain, chaque participant devait offrir un soin à distance à une personne spécifique.J’essayais de demander à mon neveu s’il souhaitait recevoir un autre traitement. J’entendis alors : « Non merci, mais remercie toutes ces femmes. Je vais beaucoup mieux. Fais-en à ma mère, elle en a besoin plus que moi »…Je visualisai ma sœur. Elle me répondit : « Non merci ». Alors je vois ma nièce qui me dit : « Je veux bien ». Je procurai ainsi mon soin à distance à ma nièce.

Nous avons aussi vécu une nouvelle initiation et avons reçu des informations supplémentaires. Une nouvelle journée magique allait se terminer et nous ne voulions pas repartir. Mais voilà, il fallait revenir sur terre.

Je repris le train. Mon mari m’attendait à la gare. Je lui ai demandé des nouvelles de mon neveu. Il me répondit dit qu’il pouvait rentrer à la maison le lendemain. Les médecins ne comprenaient pas ce qui c’était passé, (moi oui J). Deux jours avant ils parlaient de ponction… Wow merci REIKI  et Danielle :-)  Le lundi suivant, je téléphonai à ma sœur. Une agréable surprise : mon neveu était de retour à la maison.

Quelques mois suivant cet événement, mon mari me parle de son désir de quitter la Suisse, pour aller au Canada. Ho là là ! Cela signifiait laisser ma famille et tous mes amis. Dur! Dur!  Je dois avouer que Reiki m’a énormément aidé à accepter cette nouvelle perspective, car je savais maintenant que, même si j’avais pas de parenté au Canada, j’allais au moins retrouver une famille spirituelle Reiki.

Cinq mois avant notre déménagement, en juin 1996, Alexandre Richies, une sommité dans le Reiki donnait des cours d’approfondissement du 2e degré (essence des symboles). J’étais heureuse de pouvoir vivre une ultime semaine enrichissante avec mes amis Reiki en Suisse.

Mon mari, mes enfants, notre chienne, notre chat et moi-même avons quitté la Suisse, deux ans jour pour jour après le décès de maman (2 octobre 1994) pour venir nous installer au Québec. Bien que nous n’avions pas encore d’endroit fixe ou habiter, nous avons eu la chance de pouvoir loger quelques jours chez un couple de Suisse. Merci !

Tout cela c’est encore une autre histoire :-)

Il m’a fallu quelques mois avant de rencontrer des gens parlant le même langage que moi et de pouvoir reprendre mes pratiques de soins énergétiques. Durant tout ce temps, je m’auto-traitais et cela me faisait beaucoup de bien. Une année passa avant que je fasse la connaissance d’une femme sympathique. Elle me proposa d’assister à des rencontres Reiki pour partager des soins. J’étais toute heureuse, mais lors de la soirée, je ne retrouvais pas la simplicité ressentie en Suisse. Une des personnes présentes canalisait toutes sortes de Saints. Je ne me sentais vraiment pas à ma place. J’étais désolée pour mon amie qui croyait me faire plaisir, mais je refusais de faire semblant. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais apprécié ma soirée. Il m’a fallu attendre quelques mois avant de retrouver l’essence des enseignements et l’énergie des personnes que j’avais connues chez moi.

Le Docteur Usui avait enseigné le Reiki dans une grande simplicité et ça fonctionnait. Pour ma part, je choisissais de rester fidèle au Dr Usui.

En 1997, j’ai eu la chance de rencontrer Marie-Ange et plusieurs personnes super sympathiques pour continuer mon évolution dans ma famille spirituelle. En septembre 1998, je décidai de suivre mon niveau 3. Je fis environ dix heures de route pour me rendre à Caraquet, au Nouveau-Brunswick. Je découvris les belles étendues du Canada. En Suisse, les distances sont vraiment moins longues.

Le jour avant mon départ pour les Maritimes, ma chienne Carpette tomba malade. Cela m’attristait de l’abandonner ainsi, elle qui avait toujours été présente pour moi. Jean-Claude, mon mari, me promit de la conduire chez le vétérinaire. Une fois de plus, « le  sort » essayait de m’empêcher d’avancer vers un avenir meilleur pour moi ... ou plutôt, je m’attirais une situation contraignante voulant m’en empêcher.

Je fis confiance à mon conjoint, à la vie. Je me convainquis que tout irait bien pour Carpette et je partis. Nous étions une équipe remarquable et même si la route serait longue, c’était parfait. Le départ était prévu à 4h30 du matin. Chargement des autos : sacs de couchage, réserves de nourriture pour quatre jours et ... départ ! Après quatre ou cinq heures de route nous nous sommes arrêtés pour déjeuner et pour donner à boire à la voiture. Repus et dégourdis, nous reprenions la route via le bord de la mer.

Nous dormions quatre ou cinq par chalets. C’était très sympathique, Marie-Ange était comme Danielle. Ses enseignements étaient aussi géniaux. Toutes les deux étaient investies d’une mission (l’enseignement), le cœur débordant d’amour. Une fois de plus, je rendais grâce pour avoir rencontré cette femme merveilleuse. J’étais désormais prête à faire des grosses accolades et j’en ressentais les bienfaits. C’était comme absorber une dose gigantesque de vitamines.

Le niveau 3 se passa dans le silence.Trois jours en connexion avec notre être profond, notre Divinité. Nous chuchotions, même dans le chalet. L’expérience était exceptionnelle. Seuls les enseignements de Marie-Ange se transmettaient à voix haute. Au niveau 3, tout différait. Des larmes de reconnaissances coulaient. Difficile à expliquer. Il faut vivre pour le comprendre... et encore :-)  Devons-nous vraiment comprendre quelque chose ? Plus j’avance dans ma légende personnelle et plus je me dis qu’il n’y à rien à comprendre. Il suffit d’être. Le dernier soir avant de repartir, nous avons dégusté un repas de fête. Il fallait revenir sur terre. S’approvisionner en accolades et en vitamines pour les mois à venir.  Nous quitter même si nous n’en n’avions pas envie.

« Nous vivions des moments magiques. Merci. »

De retour chez moi, empreinte d’énergies positives et riche de nouveaux enseignements, je me retrouvais avec un symbole de plus, celui de l’ouverture de la conscience. Ce symbole allait m’aider à traverser, encore et encore, les situations difficiles (eh oui, le fameux hasard). Heureusement le Reiki, telle une bouée de sauvetage, faisait partie intégrante de ma vie. Je devenais le Reiki.

Après deux ans de vie de famille en terre québécoise, il a fallu prendre la décision de faire endormir notre chienne. Le Reiki et les fleurs de Bach, nous ont tous aidé à traverser cette épreuve. J’ai accompagné ma belle Carpette jusqu’à son dernier souffle, en lui faisant du Reiki. Elle est partie en douceur en nous laissant de merveilleux souvenirs et surtout l’enseignement de l’amour inconditionnel.

« Merci ma belle.»

Quelques mois plus tard, le sort frappa à ma porte (un autre test, bien sûr). Mon mari avait décidé de me quitter. Je me retrouvais dans un pays, encore étranger pour moi, avec deux enfants, nous habitant dans un rang en campagne sans famille proche pour me soutenir. Carpette avait-elle senti venir la chose, ne voulant pas devoir choisir quel maître suivre? J’allais donc devoir me dépatouiller seule. Les enfants me donnaient une raison de continuer à vivre. Cette épreuve fut une grande initiation. Je la traverserai en pensant qu’au moins mes fils avaient encore un père. C’était mieux cela qu’un départ pour l’autre monde.

Fin août 1999, je suis retournée à Caraquet au Nouveau-Brunswick, pour accompagner des amies pour leur niveau 3 et également changer d’air. J’avais besoin de me retrouver avec moi-même et avec des gens que j’aimais, puis je ressentais le besoin de me retremper dans les énergies du Reiki. J’avais décidé de rester une semaine de plus car une de mes amies qui habitait dans la même région que moi allait venir pour faire sa maîtrise. J’avais l’opportunité de revenir avec elle. Je logeais dans un chalet en bordure de mer. Je méditais. Marchais. Je vidais mon mental de toutes les douleurs installées depuis quelques mois.

Marie-Ange et mes amis, me disaient : «Heidi tu vas faire ta maîtrise.» Honnêtement, mes pensées se tenaient bien loin de cela. Pour moi, un Maître de notre époque, c’était entre autre: Mickael Aivanov. Bref, je ne me sentais pas du tout prête. Deux jours avant l’arrivée des nouveaux participants, je fis une méditation où je suis partie bien loin. En, revenant dans mon corps, je fis une demande :  « Suis-je prête à faire la maîtrise ?» D’instinct, je pris le jeu de cartes de Osho. Peut-être allais-je y trouver une réponse satisfaisante? J’ai tiré une carte. La carte du Maître. Oh! Oh!. Un peu plus tard, je demandai à Marie-Ange s’il y avait de la place pour moi au sein du groupe pour suivre le cours. Elle me pris dans ses bras et me dit : « Enfin tu t’es reconnue ». Je ne possédais pas le montant nécessaire pour payer les frais de cours et je n’avais surtout pas pensé à cela. Elle me dit : «Tu m’enverras la somme quand tu pourras ». Ho là là. Juste cela ça m’a fait travailler. On m’a remis un dossier d’une personne qui, par hasard J, avait annulé au dernier moment.

J’ai suivi cet atelier de maîtrise avec beaucoup de gratitude, je continuais ma légende personnelle avec le Reiki et le Reiki faisait partie intégrante de moi. Même ma chienne Carpette m’a visitée tout au long du rituel. Ce fut un merveilleux cadeau. Comme si elle venait me féliciter.

Durant les journées (qui se passaient aussi dans le silence), Marie-Ange nous expliqua que certains d’entre nous allaient être appelés à enseigner la technique. Personnellement, je m’intéressais au Reiki pour progresser, pour vivre dans la sérénité et l’amour. J’avais assez de choses à apprendre avant d’enseigner aux autres

Bref, c’est imprégnée d’une force incroyable (et de vitamines câlins) que je rentrai chez moi. Je me sentais tellement bien. J’étais heureuse de retrouver mes deux fils et je revoyais l’homme qui avait été à mes côtés depuis vingt-deux ans, comme si tout était normal. Des ailes avaient poussé dans mon dos. Je me sentais sereine et je voulais demeurer dans cet état le plus longtemps possible

La vie reprenais sont cours, le Reiki était toujours plus présent dans ma vie. J’avais  pris l’habitude de dire ma prière du Reiki comme un mantra. Ainsi je restais connectée au Reiki, à l’univers.

Quelques mois plus tard, l’Univers m’envoya une femme merveilleuse. Mère de deux jeunes enfants, elle combattait un cancer pour la troisième fois.  e lui proposai de l’accompagner sur le chemin de la guérison (corps, âme, esprit).

J’avais appris dès le début à n’être qu’un canal. Je ne devais pas intervenir dans mes séances de transmission d’énergie. Pour Cécile, limiter mon implication était difficile. C’était une femme incroyable, possédant une grande soif de vivre. Elle mettait tous les atouts de son côté (nourriture, pensées, actes) et je trouvais injuste de voir la maladie s’acharner sur elle.  Étonnement, parfois, c’est elle qui me remontait le moral. Son mari travaillant, et ses enfants allant à l’école, elle me visitait quatre à cinq fois par semaine. J’étais disponible pour elle et pour lui donner du Reiki. Les semaines et les mois passèrent. Cécile vivait des hauts et des bas. Elle venait me rencontrer entre ses séances de chimiothérapie et parfois, lorsqu’elle était épuisée, j’allais chez elle. Son corps se dégradait de plus en plus.  Un jour, j’entendis une voix me dire :  « Offre-lui l’initiation au Reiki, comme cela, elle pourra se faire des traitements quand elle en aura besoin ». L’univers me parlait mais je craignais de ne pas être à la hauteur des deux grandes Âmes qui m’avaient enseigné. Cependant, une force invisible me poussait à le faire; une force plus grande que ma peur.

Pour son anniversaire qui approchait, j’écrivis à Cécile un grand et beau message. Je lui offrais ma première initiation de Reiki. Ce serait un grand honneur pour moi. 

J’espérais qu’elle accepte et me fasse confiance. Elle est venue me rencontrer pour une séance de Reiki la veille de son anniversaire et je lui offris sa carte de souhait avant qu’elle reparte. Elle m’appela plus tard et me dit avec beaucoup d’émotion qu’elle n’avait jamais reçue de cadeau aussi grand. Elle venait d’accepter. Je devais maintenant me préparer.

Le jour de l’initiation fut pour chacune de nous un cadeau du ciel. J’étais très heureuse d’avoir dépassé cette peur de ne pas y arriver car je savais combien ça allait être important pour Cécile. À la fin de la journée, elle me fit promettre de continuer à enseigner et je lui répondis affirmativement, sans vraiment y penser. J’étais si contente de la voir toute lumineuse.

C’était un cadeau de connaître cette grande Âme.

Début septembre, cette terrible maladie avait pris beaucoup d’espace. Cécile me dit :

« Tu sais Heidi, on a tout essayé, mon Âme aimerait poursuivre cette vie sur terre, mais mon véhicule physique est épuisé. » J’ai compris que nous ne guérissions pas juste le corps physique. Un matin, alors que je me rendais à l’hôpital. J’entendis ces mots : « C’est le plus beau cadeau que j’ai reçu... »

Tout en conduisant, je déposai virtuellement sur mon tableau de bord un magnifique tapis blanc de dentelle et voyais Cécile couchée dessus, je me mis à lui refaire le rituel d’initiation avec les symboles sacrés. Vingt minutes plus tard, je garais ma voiture dans le stationnement de l’hôpital et je me précipitai à l’intérieur.  Dans le corridor, une de ses sœurs me vit et me dit :« Céline vient de nous quitter ». Je comprenais pourquoi on m’avait soufflé à mon oreille de lui refaire le rituel. Dans sa chambre, Céline était couchée. Un sourire déposé sur les lèvres d’un corps sans vie. Je venais de perdre une merveilleuse amie, mais pour moi, la vie devait continuer. Un nouveau deuil dans mon pays d’adoption. Heureusement j’avais deux adolescents. C’était primordial pour moi d’être présente pour eux.

En 2001, ma merveilleuse amie Marie-Madeleine de Suisse vint en vacances au Québec et je lui proposai de l’initier au Reiki. C’était ma deuxième expérience. Quelques mois plus tard, à l’automne, j’ai reçu un couple pour des soins et un jour, ils m’ont demandé si j’accepterais de les initier. Ho ho !!! Madame enseignait et monsieur travaillait dans un hôpital. Moi qui ne me sentais pas l’âme d’une enseignante, je m’attirais un professeur. Heureusement, l’initiation était prévue pour le mois de mars.  J’avais tout le temps de me préparer.

Le jour de l’initiation tout en attendant ces deux personnes et deux amies qui faisaient aussi du Reiki, je me mis à parler à Cécile.  Je lui dis:

«Tu vois ma belle, je tiens ma promesse. J’espère que tu seras avec nous.»

Les deux journées de formations se sont bien déroulées et au moment du partage en fin de journée, je vis une de mes amies avec un papillon collé sur son bras (un petit collant que j’avais sur mon dossier). Je lui demandai si elle avait pris mon dossier et que tout par hasard un de ces collants se serait décollé et recollé sur elle. Elle regarda son bras et me signifia qu’elle n’avait même pas vu ce collant. Une grande émotion c’est emparée de moi. Les larmes de joie coulèrent sur mes joues. Je restais surprise et sans voix. J’avais accompagné Cécile avec des histoires de papillons et voilà qu’elle utilisait ce symbole pour me confirmer sa présence parmi nous.

Depuis cette histoire j’ai continué mes ateliers. Avec les années la famille Reiki/Heidi :-) s’agrandit.

Au Québec comme en Suisse, plein de belle Âmes pratiquent le Reiki et c’est avec beaucoup de gratitude que je confie aux gens qui sont envoyés vers moi, cet outil merveilleux, simple et efficace.

Je suis toujours heureuse d’accompagner les gens qui désirent avancer dans leur vie. Le Reiki m’a donné une force incroyable pour traverser toutes sortes d’épreuves et j’ai de plus en plus envie de partager, en espérant que cette énergie d’amour et de  lumière soit aussi bénéfique pour eux que pour moi.

C’est si simple. Toute personne peut apprendre. Pas besoin de faire de grandes études ou de passer des examens. Toute personne a un cœur et si le vôtre vous demande du Reiki ou désire aider son prochain dans l’amour, alors osez faire un pas de plus dans votre histoire de vie.

L’important à mes yeux est de faire quelque chose qui nous parle, nous anime, nous apporte un bien-être, même s’il faut traverser un soit disant grand fleuve . . . pas toujours tranquille…

Très souvent, des résistances s’installent. L’égo ne veut pas lâcher les brides. Il veut nous garder sous son emprise.

Avec mon expérience, j’ai réalisé qu’il est bon de faire un pas, puis un autre et toujours un de plus. Nous sommes accompagnés par des forces invisibles tout au long de notre apprentissage, de notre évolution. Nos Guides et Anges gardiens ne nous abandonnent pas. Merci.

2.    Remerciements

26 août 2011: Je viens d’écrire une histoire s'échelonnant sur plus de seize ans. Toutes ces années m’ont énormément appris et je remercie l’énergie Reiki de m’avoir accompagnée jusqu’ici.

Je remercie mon ostéopathe. Sans lui, je ne serais probablement pas en train d’écrire cette histoire.

Je remercie Danielle P. Tonossi et Marie –Ange Cayouette (L’A.R.U. - Alliance de Reiki Universelle) qui par leur simplicité et leur amour, m’ont placée dans une confiance totale et m’ont ouvert la porte pour que j’ouvre ma conscience à cette belle énergie de guérison du corps, de l’âme et de l’esprit, le Reiki.

Merci à toutes les personnes que j’ai rencontrées et avec lesquelles j’ai échangé ici comme en Suisse, durant mon apprentissage d’intégration. Ensemble, nous avons passé des moments inoubliables.

Merci à toutes les personnes merveilleuses qui m’ont fait confiance et m’ont offert la possibilité de partager avec elles mes connaissances lors des journées d’initiation au Reiki.

Merci à moi-même d’avoir osé un pas de plus dans le grand livre de ma légende personnelle.

Et merci aux personnes qui sentiront l’appel et s’ouvrir à l’énergie Reiki. Peut-être que nos routes se croiseront et que nous ferons un bout de chemin ensemble.

Au plaisir de partager avec simplicité et amour ces enseignements et initiations à l’énergie Reiki.

De tout cœur                         

Heidi                                         

«Quand Dieu vous enlève quelque chose, il ne vous punit pas, il ne fait qu'ouvrir vos mains pour recevoir quelque chose de meilleur. »

 J’en profite pour rendre grâce à tous mes ami(e)s Reiki et autres qui sont partis beaucoup trop rapidement et avec qui j’ai partagé tellement de bons moments et qui après toutes ces années restent toujours très présents dans mon cœur. Je vous aime.

 

Joomla SEF URLs by Artio